arrow_back Retour aux archives
Père Vital
Vert | Lundi, de la férie, 20eme semaine ordinaire A; Psautier sem IV
lundi 17 août 2026

« Que me manque-t-il encore ? »

« Ézékiel sera pour vous un signe : tout ce qu’il a fait, vous le ferez »

— Ez 24, 15-24

Bien chers frères et sœurs,

Nous sommes invités à la liberté à la suite du Christ en luttant contre tout ce qui peut nous rendre captifs. On peut faire bien de choses religieuses et pourtant ne pas être libre pour suivre Jésus. Il importe de nous demander si nous cherchons encore Dieu, ou alors, ce que Dieu peut nous donner ? Nous attachons-nous aux rites, aux lois et pratiques religieuses sans laisser vraiment le Christ nous rencontrer ? Nos pratiques extérieures de la foi nous portent-elles à la suffisance qui fait dire : « Que me manque- t-il encore ? »

Le jeune homme qui demande à Jésus : « Maître,que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » a obéi à la loi et a pratiqué les commandements,mais a découvert que ses richesses le retiennent encore captif. Le problème n’est pas d’avoir des biens ; le problème est d’être possédé par ce que l’on possède. Dieu nous invite aujourd’hui à passer de la possession à la disponibilité, de la sécurité à la confiance : pouvoir dire « Seigneur, tout ce que j’ai vient de toi, et si tu me le demandes, je suis prêt à te le remettre. »

Jésus nous appelle ainsi à passer de la pratique religieuse au véritable abandon, de la quête des dons à la recherche du Donateur, de la multiplication des sécurités à la confiance en Dieu. Notre question doit être « Seigneur, qu’est-ce qui m’empêche encore de me donner entièrement à toi ? » plutôt que : « Seigneur, qu’est-ce que tu peux encore me donner ? » Car le chrétien mûr ne cherche pas d’abord les mains de Dieu ; il cherche le cœur de Dieu. Il ne dit pas : « Donne-moi davantage », mais : « Possède-moi davantage. »

La première lecture nous avertit du même danger : Israël s’est tellement attaché au Temple, à ses sécurités et à ses privilèges qu’il a oublié le Dieu du Temple. C’est le drame de la foi captive des possessions : on peut rechercher les dons, la bénédiction et oublier Celui qui bénit, qui fait des dons ; on peut aimer les dons de Dieu plus que Dieu lui-même ; défendre une œuvre de Dieu tout en cessant de chercher sa volonté. Le cantique nous interpelle : « Le Dieu qui t’a engendré, tu l’oublies ! »

Aujourd’hui, le Christ nous réclame ce qui nous possède encore : Ton argent ? Ta fonction ? Ta réputation? Une relation? Une blessure? Une sécurité? Une ambition gRemets-le au Seigneur. Car tant que nous nous accrochons à nos sécurités, nous pouvons rester près de Jésus sans vraiment le suivre. Le Seigneur ne veut pas seulement que nous soyons religieux ; il veut que nous soyons libres. Non pas simplement bénéficiaires de ses dons, mais disciples du Donateur, pour sa gloire et le salut du monde..

PRIONS :

Seigneur Jésus,
aujourd’hui, je te remets ce qui me possède encore.
Délivre-moi de l’attachement aux biens, aux sécurités, aux honneurs et même à tes dons.
Apprends-moi à passer de la possession à la disponibilité, de la sécurité à la confiance, de la pratique religieuse à l’abandon véritable.
Que je ne cherche pas seulement ce que tu peux me donner, mais toi, le Donateur de tout bien.
Seigneur, prends tout ce que je suis et tout ce que j’ai ;
je veux être libre pour te suivre.
Toi qui vis et règne pour les siècles sans fin. Amen.

chat_bubble Commenter

Communauté

0 messages

Soyez le premier à partager une pensée…