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Père Vital
Vert | Vendredi, de la 6ème Semaine du Temps Pascal
vendredi 15 mai 2026

« Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi. »

« Dans cette ville j’ai pour moi un peuple nombreux »

— Ac 18, 9-18

La mission d'annoncer l'Évangile, que Jésus confié à son Église en vue du salut des âmes n'est pas sans péril. Mais il faut l'assumer sans crainte. Engagés dans la mission, nous sommes invités à témoigner et à persévérer dans les épreuves. Les textes de ce jour révèlent trois grandes certitudes : Dieu accompagne ses témoins, les épreuves peuvent enfanter une joie nouvelle, et la mission ne doit jamais être bâillonnée. À nous aussi le Seigneur dit : « Sois sans crainte : parle, ne garde pas le silence. Je suis avec toi. »

Paul traverse l’opposition, les accusations et les menaces. Pourtant Dieu lui demande non pas de se cacher, mais de continuer à annoncer l’Évangile. La peur est souvent le premier obstacle à la mission : on peur du rejet, peur des critiques, peur d’être mal vu ou incompris, peur de perdre une situation confortable. Mais Jésus ne promet pas au missionnaire l’absence de difficultés ; il lui promet sa présence : « Je suis avec toi. » Aujourd’hui encore, beaucoup de chrétiens deviennent silencieux dans les familles, à l’école, dans les groupes, sur les réseaux sociaux, au travail, bref, là où règne une certaine hostilité à la foi.

Nous sommes encouragés à ne pas avoir honte de notre foi ; ni cacher notre relation avec Dieu. Abandonner un engagement apostolique à cause des oppositions n'est pas digne du disciple du Christ. On peut se croire seuls face aux contrariétés au cours de la mission. Mais avant même d'arriver là où nous sommes envoyés Dieu travaille les cœurs. Paul en est rassuré : « Dans cette ville, j’ai pour moi un peuple nombreux. »
Ceci change notre regard : l’évangélisation n’est pas une conquête humaine, mais une œuvre que Dieu a déjà commencée.

Face aux difficultés de la mission, ce n'est pas toujours la persécution du monde qu'il faut redouter, mais le silence de ceux pour qui on se bat. Cette indifférence peut être plus difficile que l’opposition ouverte. Elle prend la forme du relativisme,du désintérêt spirituel,de la banalisation de la foi, ou du refus de chercher la vérité. Le chrétien ne doit pas attendre la validation de l’Évangile par le monde pour annoncer le Christ. Être
Fidèle à Dieu ne dépend pas des soutiens
et applaudissements, ni de la popularité.

Savoir assumer notre peine est le gage du succès prochain de notre mission. Jésus nous rassure: « Votre peine se changera en joie. » Une douleur assumée n’est jamais stérile. Comme chez la femme qui enfante la souffrance devient naissance. Pour nous chrétiens, certaines douleurs peuvent être l'occasion de maturation, de purification,de fécondité spirituelle, qui prépare une joie plus profonde, pour la seule gloire de Dieu et le salut du monde.

PRIONS

Seigneur Jésus,
Dans les moments de peur ou de fatigue, Apprends-nous à ne pas garder le silence. Donne-nous la joie qui vient de ta présence,
La force de persévérer dans les épreuves, et le courage d’annoncer ton Évangile avec foi, paix et espérance.
Toi qui vis et règnes avec le Père,
Dans l'unité du Saint Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.

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