Libérés des formalismes, oser dans la foi
« Est-il permis, le jour du sabbat, de sauver une vie ou de tuer ? »
— Mc 3, 1-6
La grâce est donnée, elle doit rayonner. La vie est rendue, elle doit être célébrée. Le salut est venu, il doit être accueilli. La foi en Dieu nous permet de vaincre les peurs et les stéréotypes. Elle nous porte à oser faire autrement que ce que les normes, les critères et lois consacrés admettent. Elle suscite et consacre la victoire des petits, qui se confient à Dieu,sur les grands qui comptent sur leurs propres forces. Dieu donne la victoire à ceux qui lui font confiance. En Jésus Christ il nous fait passer de la loi à la force de l'amour. Libérés des formalismes, il nous faut oser dans la foi.
Jésus dénonçait le formalisme qui tue. Il guérit un malade le jour du sabbat. La question qu'il pose aux irréductibles défenseurs de la loi du sabbat nous interpelle tous : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer? » Il sait bien que le bien qu'il a choisi de faire va lui attirer tous les ennuis. Aucune loi, aucun scrupule ni formalisme, aucun obstacle, aucune peur ne doit justifier que l'aveuglement et l'orgueil, l'indifférence à la misère ou la mort fassent leur chemin au milieu de nous. La foi nous en préserve.
« David triompha du Philistin Goliath avec une fronde et un caillou. » David est jeune, est sans armure, sans épée… mais rempli de foi. Il ne s’appuie pas sur ses forces humaines, mais sur le Nom du Seigneur. La force du croyant n'est pas dans ce qu’il possède, mais en qui il croit. Les obstacles les plus redoutés, comme le géant Goliath face a David, tombent quand on ose se lever avec foi. Goliath représente nos peurs, nos blocages, nos échecs répétés, nos découragements.David ose avancer, courir vers le combat et agir. La foi n’est pas passive : elle avance, elle combat, elle fait confiance.
Ceux, dans la foi en Dieu dominent la peur, et remettent en question nos habitudes sociales ou personnelles et les coutumes viciees de nos groupes courent souvent le risque d'être honnis écartés, voire combattus. Au contraire, « les applaudissements unanimes ne vont jamais qu'à ceux qui tendent à leur public un miroir embellissant », dit le père Henri de Lubac. Que le souci du bien à faire nous permette de nous affranchir de tous ces formalismes qui tuent, pour oser vaincre, dans la foi en Jésus Christ, pour la plus grande gloire de Dieu et le salut du monde.
PRIONS
Seigneur mon rocher,
comme David, je viens à toi avec mes pauvretés et mes peurs.
Je crois que tu es le maître du combat et que ma victoire vient de toi.
Donne-moi un cœur courageux pour affronter mes Goliath,
des mains disponibles pour faire le bien,
et une foi vivante qui ose agir.
Aujourd’hui, je choisis de marcher avec toi
et de combattre au nom de ton amour.
Amen.
Communauté
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