Bâtir notre vie sur le roc, ouvrir les portes de notre coeur
« Elle entrera, la nation juste, qui se garde fidèle »
— Is 26, 1-6
Aujourd'hui, notre pèlerinage de montée vers la cité nouvelle, cité de paix, nous prépare à bâtir une cité forte. Le prophète Isaïe la rêve : « En ce jour-là, ce cantique sera chanté dans le pays de Juda : Nous avons une ville forte ! », dit-il. La cité forte sera victorieuse sur la cité corrompue (Babylone). Elle sera habitée par un peuple juste et fidèle, qui saura s'appuyer sur le Seigneur comme sur un roc : « Prenez appui sur le Seigneur, à jamais, sur lui, le Seigneur, le Roc éternel. » Nous sommes invités à Bâtir notre vie sur le roc, et ouvrir les portes de notre coeur.
Jésus se sert, lui aussi, de la parabole des deux maisons, pour indiquer la nécessité de bâtir notre vie, la cité intérieure de notre cœur, sur du solide. Cette solidité, c'est celle de la foi. La foi est suscitée par la Parole accueillie, et mise en pratique, en faisant la volonté de Dieu. Qui fait ainsi « est comparable à un homme prévoyant qui a construit sa maison sur le roc », au contraire de l'« insensé qui a construit sa maison sur le sable. » Et moi, quel est le roc de ma vie, sur lequel je m'appuie lorsqu'arrivent les difficultés ? Est-ce Dieu, ou alors mes biens et mes soutiens humains ?
Parce que nous aurons bâtie notre vie sur le roc nous pourrons bâtir les communautés, familles comme aussi la société, sur des fondements solides et imprenables, de la foi. On bâtit sur le roc solide du Seigneur en permettant à Dieu d' entrer pleinement dans notre vie. Le prophete ’Isaïe dit : « Ouvrez les portes ». Quelle “porte” de mon cœur ai-je besoin d’ouvrir ? Comment combattre nos resistances intérieures à cette ouverture ? Ces résistances peuvent être notre indifférence, la peur, l'orgueil, la fatigue et la méfiance, la suspicion qui nait des préjugés.
Il nous faut les combattre au mieux tous les obstacles à notre ouverture à Dieu pour faire des oeuvres de consistance. Nous serons alors cohérents et consistant pour vivre en pratique ce que nous confessons dans la foi. “Seigneur, Seigneur” mais où mes actes ne suivent pas ? « Ce n’est pas en me disant: Seigneur, Seigneur
qu’on entrera dans le royaume des Cieux...Il faut passer passer de la parole à l’action.Quels sont les domaines où je dois redoubler les efforts pour vivre de façon cohérente ma foi, pour gloire de Dieu et le salut du monde ?
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