Assumer son privilège, reconnaître sa place
« Si le monde a été réconcilié quand les Juifs ont été mis à l’écart, qu’arrivera-t-il quand ils seront réintégrés ? Ce sera la vie pour ceux qui étaient morts ! »
— Rm 11, 1-2a.11-12.25-29
Quand on sait qui on est, quand on reconnaît de quoi nous avons été comblés, quand on est conscient de ses privilèges, on découvre toute sa responsabilité et on l'assume avec humilité, gratitude et dans la vérité. Alors, toute volonté de paraître et d'occuper les espaces est évitée ; toute convoitise, compétition peu saine, haine, jalousie et autres sentiments traduisant une piètre image de soi sont dominés.Pour Glorifier Dieu l'auteur de tout don, jouer tout notre rôle en assurant l'harmonie et la croissance de tous il faut assumer son privilège, et reconnaître sa place.
Le peuple de Dieu, Israël, n'a pas su reconnaître ses privilèges.L' endurcissement d'une partie du peuple lui a fait perdre en quelque sorte sa position. Mais, comme dit saint Paul, « Leur faute procure aux nations païennes le salut, pour qu’ils en deviennent jaloux. » Se croire dispensé de l'effort d'accueillir sans cesse le don de Dieu peut nous installer dans l'illusion trompeuse de la présomption. Mais nos fautes et erreurs permettent souvent à Dieu non pas de nous châtier ou nous enlever Sa grâce, mais de réveiller notre fierté et susciter le désir de revenir à Lui.
L'humilité nous assure la lucidité qu'il faut pour avancer prudemment dans la vie, déployer le meilleur de ce qui est attendu de nous, et pour recevoir des autres toute la considération qui nous est dûe. Au contraire, l'orgueil et le faux désir de paraître, de dominer, peuvent plomber notre fierté et nous couvrir de honte.Jésus met en garde les siens contre ce desir: « Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé », dit-il. Puissions-nous le comprendre et vivre la vérité de notre condition et privilège, à la gloire de Dieu et pour le salut du monde.
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