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Père Vital
Vert | Dimanche; 28ème Semaine du Temps Ordinaire de l'année C; (semaine IV du psautier) de l'année C
dimanche 12 octobre 2025

Plus que la guérison, recherchons le salut. guérison

« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! »

— Lc 17, 11-19

Dimanche dernier, nous étions invités, entre autres, à témoigner avec audace de la foi, par laquelle Dieu fait jaillir la vie et la renouvelle, la recrée. Aujourd'hui aussi, nous sommes invités à l'ouverture à la foi, qui nous obtient le salut de Dieu, par l'accueil de Sa Parole. Elle nous permet de dépasser la guérison du corps pour intégrer celle de l'Esprit et de l'âme. La guérison des dix lépreux de l'Évangile, par la parole de Jésus, comme aussi celle du païen Naaman en témoignent merveilleusement. Plus que la guérison, recherchons le salut. guérison

Notre vie a un sens, et il faut retrouver ce sens pour être heureux. Plus que de la guérison du corps, nous avons besoin de la guérison du coeur, de la sécurité de l'âme. Il ne s'agit pas seulement de recouvrer la santé, cet « état de complet bien-être physique, mental et social. » Nous avons besoin de redonner tout son sens à notre vie. C'est ce qu'opère la résurrection du Christ, par notre foi. Par nos maladies et maux, le Christ ressuscité redonne du sens à notre vie, peu importent nos religions ou idéologies. Il nous fait passer de la guérison au salut.

Après avoir guéri dix lépreux, Jésus, observait :
« Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » . Ils avaient été mis à l'écart, isolés de tous, du fait de leur lèpre. La lèpre était prise pour le signe de la malédiction de Dieu, parce que vue comme signe du péché. Réagissant à appel des lépreux, sans s'approcher d'eux, il leur disait : « Allez vous montrer aux prêtres. » Avec confiance, ils se sont mis en route, et ont réalisé qu'ils étaient guéris. Mais un seul est retourné vers Jésus, pour rendre grâce à Dieu.

L'ordre de Jésus est donc en soi une promesse de guérison. Le lépreux qui est revenu à Jésus, étranger, n'était pas sujet de la loi des juifs ; il a reconnu sa guérison non comme dépendant de la loi, mais le signe de l'action de Dieu opérée par Jésus. Dans son retour vers Jésus se voit la démarche de conversion que la foi suscite. Elle ouvre à l'universalité du salut de Dieu, que Jésus a prêché. Les autres, au contraire, sont restés fixés au cadre de la loi, pour que leur guérison soit officiellement reconnue. Par leur fixation, la loi se fait obstacle à la conversion.

La guérison de Naaman le Syrien, révèle aussi cet itinéraire de la foi, qui prouve que seul Dieu guérit véritablement : Il ne guérit pas le corps sans sauver l'âme. Grâce à l'information reçue d'une jeune israélite, Naaman est est allé à la rencontre du prophète. Il avait son schéma de guérison et des présents à lui offrir. Or, Elisée n'est ni sorti le rencontrer, ni n'a accepté ses présents. Déconcerté d'abord, il a ensuite fait confiance et à recouvré la guérison. « Naaman retourna chez l’homme de Dieu et déclara : Il n’y a pas d’autre Dieu que celui d’Israël. »

La guérison des dix lépreux, comme celle de Naaman ont été l'occasion, pour Jésus, de faire comprendre à tous que le don de Dieu, don de la vie et du salut, est offert à tous. Seule la foi permet de l'accueillir. La foi fait voir ce que Dieu fait, au-delà des rigueurs de la loi, et des voies et procédés humains. Même si Dieu se sert de nos privilèges, aptitudes et mérites humains, Il les élève, les dépasse et peut bien s'en passer. Personne, en réalité ne peut voir, dans une guérison obtenue par sa prière, une preuve de son génie ou mérite, ni la monnayer.

La foi en la résurrection du Christ est ce qui nous obtient la guérison et le salut. Saint Paul en a été le zélé adversaire avant d'en devenir le farouche défenseur, jusqu'au sacrifice ultime. Son conseil, par lequel il encourage son fils Timothée à tenir bon dans le combat de la foi, nous est aussi adressé. Il lui dit : « Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts. C’est pour lui que j’endure la souffrance,jusqu’à être enchaîné comme un malfaiteur. Mais on n’enchaîne pas la parole de Dieu ! Si nous supportons l’épreuve, avec lui nous régnerons. »
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Notre société a besoin de ce renouveau de la foi en la résurrection. La lèpre des égoïsmes et exclusions diverses, ce péché à mille visages de notre temps, en fait une urgence. La perte du sens des choses ; les attaques contre la vie humaine ; une tendance à tout relativiser, et bien d'autres travers qui en sont des fruits amers, interpellent notre foi. Notre vie dans la foi doit nous porter penser notre relation à Dieu comme source de conversion et de guérison profondes, qui redonnent sens à notre vie, pour la seule gloire de Dieu et le salut du monde.

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