Reconnaître et témoigner du don de Dieu : c'est notre sécurité
« Nous avons péché contre le Seigneur, nous lui avons désobéi »
— Ba 1, 15-22
« Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es-tu, Bethsaïde ! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon,il y a longtemps que leurs habitants auraient fait pénitence. » Jésus interpellait ainsi ces villes qui ont eu le privilège de le voir à l'oeuvre avec puissance, mais n'ont pas daigné croire en lui. Les faits, les évidences, sont les arguments les plus nobles pour instruire un discernement ; ils parlent par eux-mêmes. Leur force surplombe en puissance tous autres arguments informés par la malice, la rancoeur, le mépris et autres faiblesses.
Voir et reconnaître un bienfait ou faire l'aveugle et l'ignorer, est une question de vie ou de mort. Reconnaître le don de Dieu n'est pas faveur qui est faite à Dieu; C'est un don que nous faisons à nous-mêmes. Ce don nous permet de grandir comme personne humaine en la relation à Dieu et aux autres, et en relation à nous-mêmes. Au contraire, ignorer ou refuser de reconnaître le don que Dieu me fait, ou fait aux autres, c'est se suicider.Nous nous fermons à la vie de Dieu donnée, à travers Ses faveur. Reconnaître et témoigner du don de Dieu est notre sécurité.
« Nous avons péché contre le Seigneur, nous lui avons désobéi », criait le prophète, au nom de tout son peuple. La reconnaissance de leur faute les ouvre à l'espérance en la miséricorde de Dieu. Tous, d'une manière ou d'une autre, et a un moment oua un autre, nous tombons dans le piège de l'iniquité. À Dieu seul est reconnue et appliquée en propre la justice. La grandeur d'une âme est cette capacité à reconnaître ses torts pour s'en amender. L'inverse est aussi vrai à savoir, que celui qui ne sait pas reconnaître ses torts dévoile sa misère, sa petitesse d'âme.
Là où en famille, en communauté, en société, dans le jeu politique ou compétitions diverses, on sait reconnaître les mérites des autres sans nier les nôtres propres, c'est toujours un grand enrichissement pour tous. À l'action de grâce au Dieu qui fait merveille, on sacre l'émulation qui suscite la saine concurrence et la maturité de tous. Le contraire aussi se vérifie. En famille comme dans tous les autres domaines de vie partagée, lorsque l'aveuglement dû à la misère du péché empêche de voir Dieu à l'œuvre, on est à plaindre. Les portes s'ouvrent à tous les démons.
Mais Dieu est riche en misericorde. Il est sans limites fidèle à ses promesses. Par les esprits humbles et positifs qu'Il suscite toujours parmi nous, et qu'il veut faire de chacun de nous, Il se plaît à consoler, guérir, relever et faire repartir ceux qui se tournent vers Lui en vérité, le coeur contrit, pour recevoir Ses graces. Conscients de cette volonté de Dieu de nous faire grâce à chaque fois que nous revenons à Lui, laissons le se servir de nous comme instruments de Sa miséricorde toujours déjà donnée à tous, pour Sa plus grande gloire et le salut du monde.
Communauté
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