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Père Vital
Vert | Mercredi de la férie, 25ème Semaine du Temps Ordinaire (semaine I du psautier) de l'année Impaire
jeudi 25 septembre 2025

À mission spéciale, moyens spéciaux

« Dans la servitude, notre Dieu ne nous a pas abandonnés »

— Esd 9, 5-9

« Ne prenez rien pour la route. » Telle est la consigne que Jésus donne aux disciples qu'il prépare à poursuivre sa mission de salut, dans l'Eglise de tous les temps. Il leur donne ces instructions au moment où lui-même s'apprête à monter à Jérusalem. Il sait qu'il y subira sa passion et sera même tué. Mais il assume ce destin, comme la réponse décisive au mal qui opprimé l'humanité et falsifie le dessein divin. Au grand mal du péché, le grand remède de sa vie donnée. Par leur participation au mystère d'amour du Christ,ses disciples ont compris qu' à mission spéciale, moyens spéciaux.

La mission des disciples de Jésus est bien spéciale : « Il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. » Et les moyens dont il les équipe en sont bien conséquents : « Il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons,et de même pour faire des guérisons. » On ne va pas à la chasse au lion avec une fourchette, comme disait un homme politique. Face aux affres du péché, seuls les outils de la grâce ont réponse. Les ruses, stratégies et moyens humains sont comme des idoles qui nous font ignorer la sécurité de l'offre de la grâce.

Nos moyens sont les armes de l'amour de Dieu. Pasteurs et fidèles ont le devoir de le reconnaître et d'y recourir pour aider la société à briser la spirale du mal. Notre mission est celle confiée par le Christ à son Église. Elle n'a pas besoin d'abord de seuls produits du génie humain. Ils ne sont pas à exclure, évidemment. Notre mission a besoin avant tout des armes que la contemplation de la Parole nous obtient. Elles nous détournent de la tentation de recourir aux illusions des logiques humaines qui prescrivent tout les moyens efficaces tant qu'ils font parvenir à l'objectif visé, même au prix du mensonge, du sang et de la misère de l'autre. Ce recours nous mène à la plus grande défaite : la défaite de l'humanité en nous, et la livraison de notre âme aux idoles.

Le peuple de Dieu, en terre de l'exile, était tombé dans le piège des idoles. Ils avaient contracté des mariages mixtes, qui étaient interdits par la loi, pour éviter l'entrée des cultes aux dieux étrangers. Cela leur a valu l'exil. Esdras confesse la miséricorde de Dieu qui a restauré Son peuple. « Dans la servitude, notre Dieu ne nous a pas abandonnés. » La prière du prêtre Esdras est une démarche profonde de contrition, au nom de tout le peuple. Dans la foi au Christ, notre unique bien pour la mission, qu'il nous fasse miséricorde, pour Sa seule gloire et le salut du monde.

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