Reconnaître les bienfaits de Dieu en témoigner, pour ouvrir à tous les portes de l'espérance
« Elle lui donna le nom de Moïse, en disant : “Je l’ai tiré des eaux.” Or vint le jour où Moïse, qui avait grandi, se rendit auprès de ses frères »
— Ex 2,1-15a
Les voies du Seigneur sont insondables.Il nous mène par des chemins insoupçonnés. Il se sert même de ceux qui nous en veulent à mort pour prendre le plus grand soin de nous, notamment dans les situations les plus dramatiques. Sur la décision du pharaon d'Égypte tous les enfants garçons des Hébreux devraient être jetés dans le fleuve Nil. Mais Moïse, par des artifices dont Dieu seul à le secret, par la fille du roi est sauvé de ce massacre. Il faut faire confiance en Dieu, reconnaître ses bienfaits et en témoigner pour ouvrir à tous les portes de l'espérance.
« Emmène cet enfant et nourris-le pour moi. C’est moi qui te donnerai ton salaire » disait la fille du Pharaon qui avait sollicité une femme juive pour prendre soin de Moïse. C'est la mère même de l'enfant qui lui a été proposée a son insu. Elle le fit grandir au coeur même du palais du roi qui avait pourtant décrété l'extermination de sa génération. C'est ainsi que Dieu, en Jésus Christ, multiplie pour nous les signes de Sa paternelle protection et de sa miséricorde, les signes du salut qu'Il nous offre. Ne pas savoir les reconnaître nous livre à de grands dangers.
«Malheureuse es-tu, Corazine ! Malheureuse es- tu, Bethsaïde! Car, si les miracles qui ont eu lieu chez vous avaient eu lieu à Tyr et à Sidon, ces villes, autrefois, se seraient converties. » Cette mise en garde que Jésus adresse aux villes qui sont restées insensibles aux faveurs de Dieu et ont ignoré des invitations à la conversion, nous est aussi destinée. Laissons-nous interpeller par les nombreux signes que la Providence fait pour nous au quotidien. Notre première victoire dans les combats de la vie c'est déjà de savoir reconnaître ce que Dieu fait, et accueillir ce qu'il veut faire par nous, et avec nous.
A méditer sur l'ampleur des défis auxquels nos sociétés sont confrontés, on tend à désespérer tant on se sent désarmés. Le défi de structures du péché et leurs influences profondes sur les moeurs et pratiques spontanées ; les défis des loges et cercles ésotériques ; les injustices et l' impunité qui semblent triompher, la démission d'une certaine élite résignée, et tout le chapelet de maux souvent recensés n'ont pourtant pas le dernier mot. Jesus nous met en garde contre la déchéance qu'entraîne le manque de foi. Il nous invite à la conversion du coeur, qui nous fait voir le possible de Dieu, pour sa gloire et le salut du monde.
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