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Père Vital
Vert | Samedi; 13e semaine ord; Année C · St Antoine Marie Zacharia, memoire facultative
samedi 5 juillet 2025

Accueillir la nouveauté toujours nouvelle du Christ pour faire vivre l'espérance

« Les invités de la noce pourraient-ils donc être en deuil pendant le temps où l’Époux est avec eux ? »

— Mt 9, 14-17

« On ne met pas du vin nouveau dans de vieilles outres », dit Jésus. Il répond ainsi aux disciples de Jean-Baptiste qui lui demandent : « pourquoi, alors que nous et les pharisiens, nous jeûnons, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? »Il les invite à dépasser une religion centrée sur l'observance figée des traditions anciennes et la pratique mécanique des rites prescrits, pour entrer dans la nouveauté d'une relation vivante avec Dieu, qu'il est venu révéler au monde. Il nous faut accueillir la nouveauté toujours nouvelle du Christ pour faire vivre l'espérance.

Le Bon vin, le vin gratuit que Dieu nous donne, Il nous le donne de façon insurpassable dans le Sang du Christ, versé pour notre salut. Sa Parole, qui s'accomplit dans l'Évangile de Jésus Christ, est sans cesse donnée. Mais nous nous contentons souvent de nos stratégies et plans humains face aux défis de la vie. Comme Cette mère, Rébecca, qui a usé de tricherie pour faire voler le droit d'aînesse de son fils Esau par son cadet Jacob, nous ne reculons devant rien pour atteindre, même frauduleusement, nos visées. On bâtit alors des constructions fragiles.

Mais au-delà des fragilités humaines Dieu reste fidèle en ses promesses. La ruse de Jacob et sa mère, bien que condamnable, nous permet de comprendre que Dieu peut utiliser des personnes imparfaites pour accomplir ses desseins. Esau a troqué son droit d'aînesse contre un plat de nourriture. Il a privilégié la satisfaction immédiate d'une faim physique au détriment des bénédictions divines, et de son héritage spirituel. Ne pas sacrifier donc ce qui est éternel pour des plaisirs temporaires. Alors, privilégier la fidélité à Dieu aux rites extérieurs, mécaniques.

Le premier miracle de Jésus, à Cana, où il a obtenu aux invités le Bon Vin, indique cette nouveauté profonde de l'amour fidèle de Dieu. Là où le vin de la fête était épuisé, poussant les organisateurs à chercher où s'approvisionner, Marie a perçu le véritable besoin qui s'imposait alors : les invités n'avaient pas besoin de vins supplémentaires ni en quantités nouvelles, ni en qualité, de nos fabrications humaines. Elle a compris qu'il y avait besoin de cette nouveauté, le vin nouveau que seul Jésus pouvait apporter. Elle lui disait alors : " ils n'ont Pas de vin ".

Le Christ est celui qui nous renouvelle dans, et par l'Esprit Saint. Seule sa présence est source de joie et de plénitude qu'aucune ingénierie humaine ne peut apporter. La fécondité de sa présence ne s'accorde pas avec nos vieilles habitudes, nos coeurs impénitents, qui refusent la conversion. On ne remplit pas un verre plein. Il n'y a pas de vide à combler là où le Christ est présent. Il n'y a pas de nouveauté véritable qui ne renouvelle le fond des choses. Le renouveau espéré est d'abord spirituel, et vient là où Christ est offert, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

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