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Père Vital
Vert | Sacré-Cœur de Jésus · Année C Solennité
vendredi 27 juin 2025

Attentif à chacun pour susciter l'espérance chez tous

« C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer »

— Ez 34, 11-16

La fête du Sacré-Cœur de Jésus c’est la fête de l’amour miséricordieux, de l’amour mal aimé mais qui ne désempare pas, qui ne cesse pas d’aimer. C’est la fête de l’amour tout donné de Dieu qui aime le pécheur en détruisant son péché; c’est la fête de l’amour qui combat le tort mais qui ne condamne pas le coupable ; la la fête de l’amour qui va au-delà de l’application stricte de la justice pour justifier, sauver, pour rendre la vie par le don de sa propre vie. Pour le Christ, chaque vie compte. Il est attentif à chacun pour susciter l'espérance chez tous.

La pape Benoît XVI aimait dire, que Chacun de nous le fruit d'une pensée unique de Dieu. Nul n'est le fruit du hasard, et ne doit se croire l'être même si d'autres tentent de le lui faire croire. Et il importe de rappeler que chacun de nous est une bonne nouvelle pour l'humanité entière. En Jésus Christ mort et ressuscité pour nous, Dieu a réalisé sa promesse de prendre soin lui-même de son peuple, spécialement des plus faibles et des égarés : « C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer. », disait-il par le prophète Ezékiel.

Comme au temps de l’exile à Babylone lorsque la royauté avait disparu en Israël, Dieu s'engage aujourd’hui encore à prendre soin de son peuple face à la démission de ceux à qui il a été confié. Quand la gestion du bien commun, des affaires publiques, se réduit à sécuriser les intérêts scandaleux de ceux qui s'en arrogent le privilège absolu, au mépris des oubliés qui sont la grande majorité, Dieu ne peut se taire ; par la voix des chrétiens, de croyants sincères que nous disons être, Dieu veut faire entendre sa voix et reprendre ses droits.

Personne de ceux à qui le soin de guider et de rechercher le bien d'un peuple ne peut être jugé comme ne lui ayant rien apporté. Rien de ce qui a été fait n'est jamais totalement condamnable Apprendre à tous a reconnaître les acquis d'une gouvernance est essentiel et juste.Mais refuser de constater les manquements, si souvent très graves, d'une gestion est à la limite criminel. Au nom de notre foi en Jésus Christ, source de la vérité et de la justice, susciter l'indignation face au mal et à toutes sortes d'injustices est notre mission sacrée. Ne pas le faire est coupable.

Il n'y a de paix possible que dans la justice et la vérité. Changer les manières de gérer le bien de l'ensemble mais qui profitent à quelques uns est un impératif. Et chacun doit pouvoir en dire son mot par les moyens consacrés par les lois fondamentales de la société. Les responsables de nos peuples, comme aussi bien de disciples du Christ peinent à conduire le troupeau à eux confié selon la loi de l’amour miséricordieux de Dieu. L'amour du Coeur sacré de Jésus nous laisse toujours la possibilité et les moyens de faire respecter les droits bafoués du peuple, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

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