L'Esprit de vie souffle là où il veut et comme il veut, et fait vivre l'espérance
« Ainsi donc, même aux nations, Dieu a donné la conversion qui fait entrer dans la vie ! »
— Ac 11, 1-18
La vie humaine a une source, c'est Dieu. A tous, Il en ouvre l'accès, librement. Les civilisations et cultures de tous les temps en ont fait l'expérience. Le souffle divin de vie, Dieu le repend dans les coeurs et dans les sociétés par l'Esprit Saint, l'Esprit du Seigneur, qui donne la vie. Il souffle là où il veut et comme il veut ; il dispense ses dons à qui il décide de combler. Il fait vivre l'espérance.
L'apôtre Pierre l'a compris. Il faisait face aux accusations de ses frères juifs, convertis au christianisme, qui lui disaient : « Tu es entré chez des hommes qui ne sont pas circoncis, et tu as mangé avec eux ! » Il leur répondait par le témoignage de son expérience personnelle de l'action libre de Dieu, en faveur des païens. Il disait : « Et si Dieu leur a fait le même don qu’à nous, parce qu’ils ont cru au Seigneur Jésus Christ, qui étais-je, moi, pour empêcher l’action de Dieu ? »
La soif profonde de vivre, le désir de bonheur, c'est ce que ressent chaque personne humaine au plus profond de son coeur. Les croyants de tous bords, les païens, comme aussi les non croyants, tous font l'expérience de cette soif de de la vraie vie. Nous avons à guider et accompagner, mais aussi à protéger, avec respect, toutes les sortes de soifs qui animent de façons diverses les cœurs d'hommes et de femmes de tous les horizons.
Notre vocation de bergers, de pasteurs, à la suite du Christ, le Bon Berger, nous l'impose. Elle exige de nous cette humilité indispensable qui fait se baisser pour rentrer par la porte de l'enclos, de la bergerie. Jésus s'identifie à cette porte par laquelle passent, en toute humilité, ceux qui oeuvrent à rechercher le bien des hommes et femmes assoiffés de vie. Il dit : « Moi, je suis la porte des brebis ... je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
Il nous faut par conséquent oeuvrer, au mieux de nous-mêmes, à faciliter la rencontre des coeurs avec l'auteur de la vie, la source d'eau vive, qui est le Dieu d'amour, que nous a révélé Jésus Christ. Si ce n'est jamais vraiment aisé, veillons par contre à ne jamais être des obstacles à cet accès libre de chacun à la source de la vie. Tuant en nous le côté égoïstement intéressé du « voleur qui ne vient que pour voler, égorger, faire périr » que le Christ fasse de nous des médiateurs du don de la vie Dieu, dans la puissance de l'Esprit Saint, pour la seule gloire de Dieu et le salut du monde.
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