La lumière de la résurrection jaillit de la nuit de la croix pour raviver l'espérance
« Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts »
— Ac 3, 11-26
Sur les routes de la vie, il y a divers chemins possibles. Chacun des chemins a des lois et principes singuliers. La pénibilité pour les parcourir est propre à chacun. Ces chemins sont plus ou moins connus ou compris. Le chemin de la foi en est un. Celui que nous indique le Christ est clair : il mène à la gloire en passant par la souffrance. Sa résurrection est une vibrante proclamation de cette vérité : La lumière de la résurrection jaillit de la nuit de la croix pour raviver l'espérance.
A travers les expériences que Jésus ressuscité fait faire de lui par ses disciples, il leur enseigne que la lumière de la résurrection jaillit de la nuit de la croix. En leur rappelant ce qu'il leur avait déjà dit, il ouvrait leur intelligence
à la compréhension des Écritures. Il leur disait : « il est écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations. »
L'on ne peut emprunter le chemin de la foi sans en assumer les épines, qui en sont en fait des épices. Les épines qui nous font souffrir sur le chemin de la foi sont diversement causées : elles peuvent être dues à nos propres faiblesses et limites en face des difficultés ; elles peuvent venir de la malice humaine, de l'indifférence ou même simplement de l'ignorance de ceux qui nous font souffrir.
Dans leur témoignage rendu au Ressuscité, les Apôtres révèlent cette singularité du chemin de la foi en pointant la responsabilité du peuple. Il leur disait : « Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts. » Ils soulignent aussi cependant l'ignorance des bourreaux du Christ : « frères, je sais bien
que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs. Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie souffrirait.. »
Nous devons nous en convaincre : au nom de notre foi, on ne peut céder ni au dolorisme, ni au défaitisme et à la resignation, ni même à la démission face au mal qui cause la souffrance. Nous avons à maîtriser la pénibilité sur notre chemin de foi, minimiser ou éliminer légitimement les causes possibles de la souffrance, mais assumer courageusement les souffrances que nous ne pouvons pas éviter, pour la seule gloire de Dieu et le salut du monde.
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