arrow_back Retour aux archives
Père Vital
Blanc | Lundi dans l'Octave de Pâques
lundi 21 avril 2025

Vaincre le pouvoir de la mort pour que rayonne l'espérance

« Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins »

— Ac 2, 14.22b- 33

La vie a vaincu la mort ! Le bien est plus fort que le mal ! Que ceux qui sont tombés reprennent vie et forces pour avancer! Le désespoir n'est pas permis ! L'échec n'a pas le dernier mot ! Bien d'autres cris de victoire sont ce qui s'impose à nous face à l'oeuvre de Dieu, telle qu'elle nous est révélée par Jésus Christ. C'est la grande espérance qui illumine les coeurs et le monde, avec la résurrection de Avec lui, il nous faut pouvoir vaincre le pouvoir de la mort pour que rayonne l'espérance

Au lendemain du Dimanche de Pâques, les témoins nous aident à comprendre et à assumer pour nous-mêmes la grandeur et le caractère décisif de la résurrection du Christ. C'est le dessein de Dieu et son oeuvre, qui se sont réalisés dans la vie, la passion et la mort, et dans la résurrection du Christ. Rien ne peut arrêter l'oeuvre de Dieu. C'est l'œuvre de la vie qui détruit la mort. « Il n’était pas possible que la mort le retienne en son pouvoir », disait Pierre aux Juifs.

L'oeuvre de Dieu n'est pas oeuvre humaine. Le meilleur des sciences et outils humains ne peuvent permettre de la saisir. Il faut y croire pour en pénétrer le mystère et en vivre. Les Apôtres n'avaient pas compris le sens des annonces fortes et décisives de Jésus au sujet de sa mission de salut, et surtout de sa passion. Comme eux, il nous est tout aussi difficile de comprendre et de vivre ce mystère de l'amour de Dieu, l'amour toujours vainqueur.

Il n’était pas possible, pour Jésus, que la mort le retienne en son pouvoir. Il n'est pas possible, pour nous aussi aujourd'hui, dans la foi totale au Christ, que les oeuvres de mort aient le dernier mot dans notre vie. Le dernier mot est à la victoire, celle de la vie, celle de l'amour. Ainsi tout prend sens : nos succès et réussites comme aussi nos échecs et insuccès ; nos joies comme nos peines ; nos péchés et chutes comme nos fidélités et nos relèvements ; nos souffrances et notre aisance.

Pour que justement tout prenne sens, Jésus nous donne rendez-vous au point de départ de l'aventure avec lui. Aux Saintes femmes qui s'étaient rendues au tombeau, Jésus disait : « Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée :
c’est là qu’ils me verront. » Comme à ses disciples, il nous donne rendez-vous à la Galilée de notre premier amour avec lui.

Jésus nous invite, comme il le fait à ses Apôtres, à tout relire, à relire notre vie à la lumière de l'Évangile. Tout relire à partir de la naissance et de la vie, des prédications et miracles de Jésus, et surtout des clefs du Mystère Pascal : les souffrances, la mort et la résurrection de Jésus Christ. Cette relecture de notre vie nous offre le code infaillible d'accès à la vie, qui rend inopérante toute oeuvre de mort.

La méditation du Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie, qui nous fait faire en quelque sorte le tour des Évangiles, est le chemin le plus précieux qui favorise cette relecture de notre vie. Que la contemplation, avec Marie, de chacun des mystères du Rosaire, nous donne de nous convaincre, jour après jour, qu'il n'est pas possible que, dans la foi au Ressuscité, la mort nous retienne en son pouvoir, pour la seule gloire de Dieu et le salut du monde.

chat_bubble Commenter

Communauté

0 messages

Soyez le premier à partager une pensée…